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sur ce blog il y'aura surtt de la zik engagé (rap reggae)


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Page 1 :
- l'histoire du Mouvement rastafari
- l'histoire du reggae
- l'histoire du rap
- Le rap français

Page 2 :
-biographie de assAssin
-assAssin : clip et lyrics de Shoota babylone
- keny arkana eh flic (clip)
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#Posté le vendredi 11 avril 2008 17:22

Modifié le samedi 24 mai 2008 09:45

l'histoire du Mouvement rastafari

Le mouvement rastafari est un mouvement religieux dont le nom provient de l'amharique Ras Tafari de ras, tête (mais ici « leader, seigneur »), et Tafari, « Celui qui sera Craint ». Tafari est le prénom de naissance donné à Hailé Sélassié Ier, (de Haile, « puissance » et Selassie, « trinité », selah étant le chiffre 3 en amharic) empereur d'Éthiopie de 1930 à 1974. Il est ainsi considéré comme un personnage sacré du fait de son ascendance qui remonterait aux rois bibliques Salomon et David selon la tradition éthiopienne, mais également par la signification de son nom de naissance, comme de celui choisi par les prêtres de l'église orthodoxe éthiopienne, pour son sacrement. Le choix et la signification des noms ont en effet une importance primordiale dans la culture africaine.

Le mouvement rastafari est assimilé par certains à une religion, par d'autres à une philosophie, voire à une idéologie ou un syncrétisme pour ses emprunts à la Bible. Les rastas, eux, le conçoivent comme un mode de vie, une façon de concevoir le monde et tout ce qui le constitue depuis sa création. Les croyants de ce mouvement sont des rastafariens.

Fondements du mouvement moderne

Lorsque le Jamaïcain Marcus Garvey émigre à Harlem, où il devient un des premiers meneurs importants de la cause noire, il fait souvent allusion à l'Éthiopie dans ses discours. Il écrit ainsi dans son principal ouvrage Philosophy & Opinions :

« Laissons le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob exister pour la race qui croit au Dieu d'Isaac et de Jacob. Nous, les Noires, croyons au Dieu d'Éthiopie, le Dieu éternel, Dieu le Fils, Dieu le Saint-Esprit, le Dieu de tous les âges.
C'est le Dieu auquel nous croyons, et nous l'adorerons à travers les lunettes de l'Éthiopie. »

Marcus Garvey est pour beaucoup le premier prophète noir du mouvement rastafarien. Il annonce la fin des souffrances du peuple noir et son retour aux racines : l'Afrique.

En 1924, le révérend James Morris Webb prononce un discours cité par le quotidien conservateur Daily Gleaner : « Regardez vers l'Afrique, où un roi noir sera couronné, qui mènera le peuple noir à sa délivrance ».

Le 2 novembre 1930, en Éthiopie, Tafari Makonnen, le Ras Tafari, est coiffé de la couronne sacrée du Négusa Negast (roi des rois) sous le nom de Haïlé Sélassié Ier (« Puissance de la Trinité »). Selon le livre sacré Gloire des Rois (Kebra Nagast), retraçant l'histoire de son antique dynastie, Sélassié serait le descendant direct du Roi Salomon et de la Reine Makeda de Saba.

Des représentants prestigieux des pays occidentaux assistent au sacre très médiatisé de Sélassié, qui est perçu par une communauté d'agriculteurs éthiopianistes Jamaïque, comme étant l'accomplissement de la prophétie attribuée à Garvey.

En effet, le « Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs » de la Bible ressemble beaucoup aux titres de Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié Ier : « Empereur d'Éthiopie, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda, élu de Dieu, Lumière de l'Univers ». Puisant à la fois dans le marxisme, le christianisme, la culture africaine et plus tard l'hindouisme, Howell considère Sélassié (ou « Jah », de Jéhovah) comme le messie et propose dès lors une interprétation afrocentriste de la Bible.

Différents mouvements éthiopianistes de libération, comme le mouvement Bobo de Prince Emmanuel, se développent parallèlement en Jamaïque. Ils prennent pourtant peu à peu un nom générique, Rastafari, et visent, en partie, à restituer à l'homme noir le rôle important qu'il a joué dans la civilisation, à commencer par la Bible, où les ancêtres Juifs de Sélassié seraient naturellement, comme lui, Noirs : Moïse, Jésus, etc.

Progressivement, et selon le v½u de Jésus, beaucoup de Rastafariens ne se coupent ni la barbe ni les cheveux, une coiffure souvent comparée à la crinière du Lion de Juda sacré. Des « locks » ou « dread locks » se forment ensuite naturellement dans leurs cheveux crépus.

Ce signe de reconnaissance deviendra une mode internationale à partir de 1976. Proches de la terre, généralement les Rastas ne boivent pas d'alcool, le vin étant proscrit, ne touchent pas aux morts (beaucoup de Rastas ne font même jamais allusion à la mort, mais au contraire « chantent la vie »), et le corps humain est considéré comme l'église, rejetant ainsi le principe même des temples ou des églises.

Désireux de se maintenir en bonne santé, ils suivent en principe un régime spécial qu'ils appellent "I-tal" (vital), qui se compose de riz, de fruits, de racines, de graines et de légumes. Ce régime exclut toute nourriture non biologique.

Quant au nom "Rasta", il provient de celui, divin, de Sélassié : le Ras (tête, correspond étymologiquement à son titre de duc) Tafari (son prénom). Leurs couleurs sont celles de l'Éthiopie impériale (rouge, or et vert, couleurs de l'Afrique frappées du Lion de Juda).

Dès lors, les Rastas, incompris, blasphématoires, fumeurs de chanvre (la ganja, « l'herbe de la sagesse » qui aurait poussé sur la tombe de Salomon) deviennent des parias maltraités.


Haïlé Sélassié

Suite à la prophétie annonçant le couronnement d'un roi en Afrique, l'avènement au pouvoir du monarque Haïlé Sélassié, sous le titre de « Roi des rois, Seigneur des seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde » est apparu pour les rastas comme la révélation d'un envoyé de Jah, qui les mènerait à la libération de leurs souffrances. Ainsi, il est communément affirmé qu'Haïlé Sélassié, à l'image de Jésus, est Jah incarné, Homme et Dieu.

Cette croyance est très importante dans la philosophie rasta, bien que souvent difficilement acceptée, y compris parmi les gens proches du mouvement.

Haïlé Sélassié lui-même n'a jamais reconnu le culte rasta envers sa personne, bien qu'il ait montré sa reconnaissance envers les rasta en effectuant des donations de terre en Éthiopie, puis en effectuant un voyage mémorable en Jamaïque en 1966. Cette terre se nomme Shashamane : Haile Sélassié offre cette terre dans les années 50 à tout les Éthiopiens qui désirerons rentrer en Afrique. Ce fut un acte pour remercier les Noirs américains et caribéens présents lors de son couronnement à Addis-Abeba et qui essayèrent de sensibiliser l'opinion au sort de l'Éthiopie après l'invasion des troupes italiennes dans le pays. Ce terrain serait ainsi devenu pour certains Rastas le symbole du rapatriement en Afrique.

Enfin, la vie et la mort d'Haïlé Sélassié possèdent une dimension symbolique forte, en particulier dans sa mort et les péripéties qui ont suivies. Pour les rastas, Hailé Sélassié n'a pas disparu (Jah Live de Bob Marley).


Propagation du mouvement après la fin des années 1960

Back-o-Wall est rasé le 12 juillet 1966 avec violence. De plus en plus de musiciens de rocksteady puis de reggae, jusque-là généralement proches de la soul américaine et des églises, transmettent le message rebelle rasta avec leurs chansons.

Le style des trois tambours nyahbinghi joué lors des cérémonies rastas (grounations) se répand (Bob Marley en tirera une chanson, Selassie Is The Chapel). À partir de 1970, un courant rasta majoritaire traverse le reggae. Bob Marley fait découvrir au monde cette culture qui met en valeur l'histoire d'Afrique, méconnue malgré son extraordinaire richesse. Les Rastas commencent alors à obtenir le respect dans leur pays malgré une répression utilisant la prohibition de la détention de chanvre, punie de bagne malgré une pratique répandue dans toute la population de l'île.

D'autre part, l'industrie musicale s'ouvre enfin au message Rasta dans la production de chansons Conscious aux paroles ouvertes au message des Rastas. Ainsi, jusqu'alors méprisé par les producteurs et distributeurs de l'île, le message Rasta commence, après qu'un certain nombre de rastas, dont certains expulsés de Back-o-Wall se soient installés dans les ghettos de Kingston, comme Trenchtown, et après la visite d'Haïlé Sélassié, à se faire sentir auprès de la population déshéritée de l'île.

Alors qu'auparavant, les producteurs, à l'instar de Duke Reid, les refusaient catégoriquement, certains, comme Clement Seymour Dodd, dit Coxsone, ouvrent leur production aux compositions comportant un message spirituel et engagé, contrairement aux chansons d'amour qui prévalaient durant l'époque du rocksteady. Son studio, Studio One se met alors à produire des groupes et artistes aux paroles inspirées du message Rasta, comme The Gladiators, The Abyssinians, ou encore Dennis Brown et bien d'autres encore. Le fait que Coxsone ait été un des seuls à tolérer la consommation de chanvre dans son studio n'est certainement pas étranger à la présence à Studio One de ces groupes initiateurs du reggae roots.


Évolutions récentes

Si les Rastas perdent de l'influence chez les jeunes Jamaïcains après la disparition de Marley en 1981, ils restent très présents et font un retour massif, unanime, dans le reggae à partir de 1994 avec Garnett Silk, Buju Banton, Tony Rebel, Mutabaruka, Sizzla, etc.

Pacifiques mais fiers, affichant généralement une certaine arrogance, les Rastas dénoncent la société païenne (les personnes sans conscience de l'aspect sprirituel de la vie et de la nature en général), Babylone, et répandent leur culture dans le monde entier.

La foi rasta permet avant tout à beaucoup de Jamaïcains pauvres de retrouver une dignité et un sens à leur vie difficile, en restant détachés de l'identité coloniale et ancrés dans leurs racines africaines. L'idée universelle de base étant d'« être soi-même » et de « se connaître ».

La culture et les préceptes Rasta tendent à se cristalliser en une nouvelle religion organisée, qui serait ainsi la plus importante née au vingtième siècle. Pour de nombreux Rastas, cette tendance est une dérive.

Croyances et culture rasta

La culture rasta est un tout formé par l'agrégation d'un certain nombre de croyances, de coutumes et de traditions. Il est ainsi vain de proposer une caractérisation exhaustive et universelle de la culture rasta. Celle-ci est au contraire basée sur la différence et se revendique comme une unité dans la diversité.

Cependant, il existe des points de repères caractérisant les croyances rasta, principalement le port des dread locks, la consommation de ganja, et les habitudes alimentaires, bien que ces caractéristiques ne soient pas adoptées par tous. Contrairement aux idées reçues, le Reggae n'est pas en soi une marque caractéristique des croyances rasta, mais bien un vecteur servant le message, selon le concept ancestral très courant dans ces cultures : la transmission orale. Enfin, une grande partie de la culture rasta est directement inspirée de la Bible, comme le concept de Babylone.


Ouverture de la culture rasta au reste du monde


Initialement confiné au sein des communautés rasta, le message s'est petit à petit répandu dans le monde. La première étape déterminante a été l'ouverture aux jeunes des ghettos de Jamaïcains, formés par l'exode rural, et remplis de jeunes essayant d'échapper à la délinquance, ne pas devenir des rude boys. La musique étant, à cette époque, très importante dans la culture populaire, le message s'est ensuite naturellement adapté aux compositions de l'époque. On est ainsi progressivement passé du rock steady, aux paroles axées sur les relations amoureuses puis à une musique plus spirituelle, le roots reggae.

Enfin, l'avènement du reggae comme musique populaire internationalement a permis l'expansion du message dans le monde entier séduisant des gens de tous les continents. Ceci n'est pas sans poser des questions, en particulier sur la pertinence du message reçu, et sur son adaptation aux autres populations. En effet, les racines africaines d'un rasta noir sont peut-être plus évidentes que celles d'un européen blanc... De plus, une critique souvent formulée à l'encontre des jeunes gens européens blancs portant les dreadlocks est la dilution du message, celui-ci se teintant d'une couleur hippie plutôt éloigné du message d'origine. Ainsi, la question de la possibilité de s'affirmer rasta lorsque l'on est blanc et européen est toujours ouverte, tout individu ayant la possibilité de ressentir un besoin inconscient de revenir à un mode de vie et de penser plus authentiques. Rasta ne se borne pas à des limites ethniques, le mouvement se base sur une « livity », manière de vivre et de se comporter qui remonte à la création de toute chose dont celle de l'Homme. La pensée, la spiritualité Rasta se veut universelle.

Ainsi, il serait erroné de considérer que la philosophie rasta n'est pas reconnue en dehors de la Jamaique, et il est tout à fait possible de s'en inspirer de manière plus ou moins importante. Par exemple Max Cavalera, ancien chanteur du groupe de metal Sepultura et actuel chanteur de Soulfly s'inspire largement de la philosophie rasta dans ses paroles (I and I, Tribe, etc.) alors qu'il est blanc et qu'il pratique une musique, en dépit de quelques emprunts, très éloignée du reggae.


source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rasta
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#Posté le vendredi 11 avril 2008 17:25

Modifié le vendredi 11 avril 2008 18:01

l'histoire du reggae

Le reggae est l'une des expressions musicales jamaïcaines les plus connues et les plus populaires. Il est devenu, à la faveur de son succès international, un style musical incontournable porteur d'une culture qui lui est propre.

À l'origine du reggae


Le reggae est apparu à la fin des années 1960. Il est le fruit de nombreuses rencontres et de métissages : évolution du ska et du rocksteady, il trouve ses racines dans les musiques traditionnelles caribéennes comme le mento et le calypso, mais est aussi très influencé par le rythm&blues, le jazz et la soul music. À ces influences s'ajoute celle de musiques africaines, du mouvement rasta et des chants nyabinghi, qui utilisent les Burrus africains (tambours) apportés par les esclaves en Jamaïque. Ce métissage ne s'arrêtera pas là: aujourd'hui nombre de styles s'inspirent, intègrent ou reprennent le style reggae de par le monde. Le reggae est aujourd'hui une musique universelle, comme le souhaitait celui qui fut son principal ambassadeur, Bob Marley.

Si le terme apparaît vers 1973 dans la presse occidentale, son origine est obscure. Il pourrait venir du mot d'anglais jamaïcain, "streggae", qui désigne une personne mal ou trop peu habillée, ce mot aurait été modifié par une radio jamaïcaine de l'époque . D'autres explications existent, comme celle qui en fait la contraction des expressions “regular guy”, en somme une musique faite pour “l'homme de la rue”. Pour le chanteur Bob Marley, le terme aurait des racines espagnoles et désignerait la « reine des musiques » (« la musica del rey »). Selon d'autres sources, il serait la contraction et l'altération du terme anglais « raggamuffin » (littéralement « va-nu-pieds ») ou peut-être de rege-rege « querelle ». Autre hypothèse, « reggae » désignerait une tribu de langue bantou originaire du lac Tanganyika. Derrière toutes ces étymologies possibles, se dessinent les particularités d'un genre musical fait d'héritages, de brassages, d'appropriations et de confrontation à la dure et rugueuse réalité. Enfin, dernière explication, le terme « reggae » découlerait de la spécificité de son rythme - «a ragged rythm» un «rythme déguenillé» ou «irrégulier».

Tout aussi problématique est la question de la paternité du reggae en tant que genre musical proprement dit ; paternité qui, contrairement contreversée : certains attribuent le premier disque de reggae aux Maytals avec Do the Reggay en août 1968. Cependant, si Toots est certes le premier à utiliser le mot "reggae" dans une chanson, d'autres morceaux au tempo un peu plus rapide que le rocksteady ont déjà préfiguré le style au cours de l'année 1968.

Cette première phase d'évolution du reggae, que l'on qualifie de période du "early reggae", est caractérisée par un tempo plus rapide, et l'accélération du jeu à contretemps déjà présent avec le ska et le rocksteady. Puis le tempo ralentira, la basse se fera plus lourde encore, mais le reggae gardera cette base rythmique basse/batterie prédominante et ce mouvement chaloupé qui lui est propre.

Styles et caractéristiques


Le reggae peut-être caractérisé par :

* généralement, l'utilisation de la guitare basse, de la guitare électrique, de la batterie, et du scraper qui vient en fin de mesure, et qui accompagnent des chants lourds d'émotion et qui souvent, expriment le rejet pour une "culture dominante".
* son rythme four beat, binaire, assez lourd, avec l'accent par la basse et batterie les temps faibles, en particulier troisième temps,
* ce que l'on qualifie souvent de contretemps, car ses accords se retrouvent sur le second et quatrième temps - marqué la guitare rythmique ou le clavier.
* Caisse claire sur le 3e temps.
* De 1975 à 1980, le roots perdure sous une nouvelle forme: le rockers. Il est caractérisé par des coups de charleston vifs et saccadés. Il survient après le flying cymbal, style caractérisé par deux coup de charleston sur les 2eme et 4eme temps (contretemps rythmique) tssss-tssss.
* A partir des années 1981-1982, un nouveau style de batterie qui a perduré jusqu'à aujourd'hui règne en maître: le early dancehall. Il s'agit d'un balancier binaire grosse caisse (1er temps) caisse claire (3e temps).

La guitare: elle est toujours électrique (très rares exceptions) et l'effet utilisé est absolument crucial. Les très rares cas où une distorsion rock est utilisée se sont soldés par des échecs au niveau du résultat. Le son doit être rond et doux, tout en gardant son groove. Le skank est parfois doublé par un mouvement d'aller-retour rapide ou par l'utilisation d'une boîte analogique à écho ou delay. Souvent, une deuième guitare est posée en parallèle à la guitare rythmique et pose des accords mélodiques, parfois un solo discret, sur le riddim.

La basse: Les basses reggae sont électriques et ont plus de liberté mélodique. Elles utilisent les fréquences les plus basses et apportent un effet alourdissant volontairement le riddim. La guitare basse forme le noyau central du riddim avec la batterie. Les lignes de basses les plus marquantes sont simples mais jouées avec une précision absolue afin de maintenir une rythmique marquée au travers des accords. Les accords sont bien distincts, avec une assez grande amplitude dans les notes choisies, les fréquences très basses étant plus difficilement distingables par l'oreille humaine.

Les cuivres: dominant durant le ska, presque absents du rocksteady, ils reprennent place avec le reggae. Ils marquent parfois le skank mais remplacent plutôt l'espace occupé par l'orgue au début des années soixante-dix: intro et refrain.

Diffusion


L'histoire du reggae est indissociable de celle des sound systems. Souvent lié à l'industrie phonographique locale et comparable à une sono mobile, le sound-system désigne à la fois le matériel utilisé, l'équipe qui l'anime et la soirée elle-même.

Toute musique produite en Jamaïque est diffusée en sound-system et les disc jockeys (DJ) animent les danses depuis les années 1950. Pour des raisons économiques ces soirées, qui diffusent de la musique préenregistrée, remplacent les orchestres. Les DJ y pratiquent le Toasting pour introduire les morceaux. On trouve ici les racines du Rap. Les sound-systems sont donc de grands rassemblements festifs, en plein air qui attirent une large frange de la population jamaïcaine, en particulier celle des quartiers pauvres de Kingston, la capitale.

L'évolution du reggae

Dès sa naissance, en Jamaïque, le reggae évolue :

* 1968 - 1970 : le early reggae : tempo rapide, dû aux influences du mento local encore très rythmé, prédominance de la basse
* 1970 - 1976 : le one-drop : tempo medium, rythme plus lent, baterie sur le 3e temps
* 1977 - 1980 : le rockers parfois décliné stepper avec les 4 temps frappés à la batterie, ajoutant du tonus.
* 1981 : le early dancehall ou rub-a-dub : tempo lent, prédominance de la basse et de la batterie
* 1985 : le early digital : rythmique rapide, entièrement composé sur boîte à rythme


C'est à partir de 1973, avec le succès de Bob Marley & The Wailers puis d'autres groupes comme les Gladiators et Black Uhuru que le reggae prend une dimension internationale. Dès lors, il pourra non seulement continuer à évoluer en Jamaïque, mais aussi reprendre son métissage à travers le monde.

Sound System


On voit apparaître les premiers sound system en 1940 : une sono embarquée dans un camion, faisant le tour de la Jamaïque. Un sound system est constitué d'un selecter: programmateur qui choisit les musiques pour faire bouger, et du toaster (DJ). Les premiers sound systems sont très rudimentaires : une platine, un amplificateur et deux enceintes. Le milieu des sound system est très rude, et la concurrence féroce envoie souvent des hommes de mains sacager les sound "adverse": on arrache les étiquettes des disques, détruit le matériel, etc . Vers la fin des années 1950, le courant recule aux USA et les selecter ont beaucoup de mal a s'approvisionner en disques. Ils se tournent alors vers l'industrie du disque locale.

Encourageant la foule ou commentant le quotidien dans les sounds, les toasters utilisent un phrasé original parfois proche de la psalmodie, entre parler et chant mélodique. Cette pratique, le "talk over" est à l'origine du rap.

Les sound systems sont plus que présents de nos jours, et on y écoute tous les styles: Dub, Dancehall, Roots, Nu roots, UK style, Rub-a-Dub, etc.


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Reggae
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#Posté le vendredi 11 avril 2008 17:25

Modifié le vendredi 11 avril 2008 18:25

l'histoire du rap

Le rap est un genre musical appartenant au mouvement culturel hip-hop apparu au début des années 1970 aux États-Unis.
Aux premières heures les MC, (masters of ceremony, maîtres de cérémonie) servaient juste à soutenir les DJ, et les parties rappées étaient simplement appelées MC-ing.


Etymologie

Le rap est interprété comme le rétroacronyme des expressions anglaises Rhythm And Poetry ou Rock Against Police (dû à une rébellion de jeunes des années 1980 contre la police),

Qu'est-ce que la musique rap?

Les thèmes


Le rap comme le reste de la culture hip-hop cumule un aspect festif et un aspect contestataire. Les thèmes abordés varient selon les genres et ont évolué selon les époques. Les textes traitent des sujets communs à toute la musique populaire occidentale c'est-à-dire la vie quotidienne, l'amour ou le sexe.

De nombreux groupes de rap ont également des textes à vocation contestataire qui le rapprochent du punk et de la poésie de la beat generation. Ces textes, parfois très virulents contre les symboles du pouvoir, la police ou la justice notamment ont stigmatisé le rap pour une partie de la population Les critiques violentes sont en fait assez minoritaires et l'aspect contestataire se limite le plus souvent à une dénonciation qui passe par les descriptions des problèmes sociaux tels que le racisme, la pauvreté, le chômage, l'exclusion.

Structure rythmique


Les rythmes de la musique du rap sont quasiment toujours des rythmes 4/4 ou 2/2. Dans sa base rythmique, le rap « swingue ». Le rythme rap comprend une subtilité qui fait qu'il est rarement écrit comme il sonne. C'est en quelque sorte un rythme 4/4 basique auquel s'ajoute l'interprétation du musicien. Il est souvent joué comme « en retard », d'une manière détendue et douce.

Ce style a été amené de manière prédominante par les musiques soul et funk, lesquelles répétaient tout au long des morceaux leurs rythmes et leurs thèmes musicaux. Dans les années 1960 et 70, James Brown jette les bases sur lesquelles sera fondé le rap : une musique rythmée, un style de chant saccadé, parfois parlé ou crié et des textes véhiculant une forte identité et des revendications sociales ou politiques.

Instrumentation et production


L'instrumentation rap découle de la musique disco, funk et R&B, à la fois sur le plan de l'équipement sonore et des albums échantillonnés. À l'origine, les breaks étaient les transitions à l'intérieur d'un morceau, composées surtout de percussions. James Brown, Bob James et Parliament - parmi d'autres - ont longtemps été des sources populaires pour les breaks. Sur cette base rythmique, on pouvait ajouter des parties instrumentales provenant d'autres albums. L'instrumentation des premiers samples utilisés est la même que celle de la musique funk, disco ou rock.

Alors que l'originalité de la musique rap provenait principalement des breaks, l'arrivée de la boite à rythmes a permis aux musiciens du rap d'intégrer des fragments originaux à leur musique. La qualité des séquences rythmiques est progressivement devenue centrale pour les musiciens de rap, car ces rythmes étaient la part la plus dansante de leur musique. En conséquence, les boites à rythme ont rapidement été équipées pour produire des kicks (sons de grosse caisse) avec une basse puissante.

Le caractère dur et énergique des sonorités de la musique rap, souvent assez éloignées du son plus organique des autres genres musicaux, constituent un obstacle à la reconnaissance du genre en tant que forme artistique à part entière. Le rap est l'objet d'une méprise répandue selon laquelle les samples et les boites à rythme sont des techniques pour musiciens paresseux.

Le flow


Le flow est la manière dont le rappeur chante. Il est en général plus rapide et plus rythmé que les autres types de chant. Le flow peut se concentrer sur le rythme, se rapprocher de la parole ou plus rarement mélodique. Les procédés poétiques classiques tels les métaphores, allitérations et assonances sont utilisées massivement. L'argot est souvent utilisé.

Histoire de la musique rap

Les origines et les influences

Le rap semble formellement se rapprocher de la culture africaine dont se réclame le mouvement hip-hop. Le chant scandé du MC évoque en effet le griot, poète et musicien qui chronique la vie quotidienne ou est invité à chanter lors des célébrations. De même, le retour à une musique essentiellement basée sur le rythme plus que sur la mélodie ramène aux polyrythmies de percussions africaines.

Une grande partie des premiers DJ et MC sont d'origine jamaïquaine. Les sound systems jamaïcains ont donc eu un rôle dans l'apparition du rap dans les ghettos Noirs américains.

L'évolution du rap de nos jours


Certaines personnes critiquent la médiatisation et la commercialisation du rap qui l'aurait détourné des valeurs qu'il revendiquait encore 15 ans plus tôt. Le rap est devenu un courant musical très à la mode et des quantités très importantes d'argent sont en jeu. Des radios spécialisées sont apparues mais privilégient les artistes « grand public » dont la promotion est assurée par les majors et aboutissent à une certaine homogénéité au détriment des artistes indépendants.

Les évolutions du rap sont nombreuses. On peut parler par exemple de « hip-hop instrumental » ou "abstract hip-hop", une musique très élaborée qui se base sur la rythmique Hip-Hop. Le rap s'inspire et se mélange aussi aux autres genres jusqu'à brouiller les frontières : rock et métal avec la fusion et le rapcore, trip-hop avec l'abstract hip-hop musiques traditionnelles ou encore électronique.

Le rap est apparu aux États-Unis mais s'est répandu dans le monde à partir des années 1980.


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rap
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#Posté le vendredi 11 avril 2008 17:26

Modifié le samedi 12 avril 2008 08:09

Le rap français

Le rap français provient de l'assimilation du rap américain par la jeunesse française. Tout en restant continuellement inspiré par les rappeurs d'outre-Atlantique, le rap français élabore progressivement sa propre personnalité, oscillant entre revendications violentes ou socio politiques, messages positifs ou festifs et tentation commerciale.

Historique

Le rap devient visible en France à partir de 1984 en étant diffusé par les nouvelles radios libres, puis par la télévision, notamment avec l'émission H.I.P. H.O.P. présentée par Sidney sur TF1.
Le hip hop devient rapidement très populaire en France, cependant les jeunes français se portent alors plus vers la danse, appelée à l'époque le « smurf ».

C'est à la fin des années 1980 que le rap français apparaît avec les premiers freestyles de NTM, assAssin, MC Solaar en direct dans l'émission Deenastyle sur Radio Nova. Le rap français naît donc avec un ton revendicatif et des textes évoquant le racisme, la précarité, le chômage ou la violence ; des thématiques plus inspirées de Public Enemy que du rap festif. C'est surtout avec des compilations que le rap français va éclore. Les succès de Peuples du monde de Tonton David et Bouge de là de MC Solaar marquent une nouvelle étape dans la banalisation du rap, qui sera consacrée avec Le Mia de IAM et La Fièvre de NTM, rappeurs engagés auxquels ces morceaux festifs permettront de gagner une notoriété nationale.

Au milieu des années 1990, le succès retentissant de rappeurs provocateurs et revendicatifs issus des banlieues, dans lesquelles ils officient depuis des années, est l'occasion d'un débat sur les conditions de vie dans cet environnement. Le coup de projecteur médiatique n'apporte malheureusement aucune solution et l'échange entre les banlieues représentées par les rappeurs et la classe politique tourne au dialogue de sourds. Le mouvement hip-hop est profondément ancré dans ce milieu social et le rap est la première expression musicale qui en est issue. Son succès provoque un véritable phénomène de société : la jeunesse des banlieues redécouvre le plaisir de jouer avec la langue de manipuler les mots, les sons et les sens. Le rap devient une porte vers la réussite et la célébrité.

Le rap hardcore survit avec une musique plus violente et des textes décrivant le vécu des jeunes de banlieue avec des groupes comme le Ministère A.M.E.R. et Tout simplement noir .

Le rap connaît alors un nouvel engouement auprès du grand public et de nouveaux groupes apparaissent comme Arsenik, la Fonky Family ou Ménage à 3.

À la fin des années 1990, le rap devient un courant musical majeur en France notamment grâce à la médiatisation assurée par la radio Skyrock. Dès 1992, MC Solaar remporte la victoire de la musique du meilleur groupe de l'année ; en 1998, IAM gagne celle du meilleur album de l'année avec L'École du micro d'argent, et, dès l'année suivante, une catégorie « album rap ou groove » est créée. Beaucoup d'argent est en jeu et on assiste à l'apparition d'un rap business tout comme aux États-Unis. Toutefois un style proprement français se développe qui se détache du modèle américain. La France devient la deuxième scène mondiale de rap.

En marge de cette médiatisation, des rappeurs aux textes conscients et parfois révolutionnaires sortent des albums, notamment à travers le collectif Time Bomb créé en 1995 par DJ Mars et DJ Sek.

Les thématiques du rap français


Même s'il est fréquent que les artistes évoluent d'un « genre » à l'autre, voire mélangent les « styles » au sein d'un même album, y dévoilant une certaine richesse et hétérogénéité, dès le début des années 1990 on peut distinguer quelques "constantes" dans le rap français.


Le rap conscient

Chronique de la vie sociale, cet aspect du mouvement tend à dénoncer ce que ses interprètes perçoivent comme des injustices tout en responsabilisant son public. Se considérant comme des porte-voix des groupes sociaux-culturels dont ils sont issus, ils s'adressent à tous. Ces artistes abordent des thèmes pouvant être très vastes (oppression, écologie, injustice, racisme, immigration, émergence de l'extrême droite, problèmes d'identité...) se rapprochant par là de la devise aux sources du Hip-Hop : Peace, Love, Unity...and Having Fun. Les rappeurs phares de ce style sont NTM, IAM, MC Solaar, la Fonky Family, assAssin. D'autres nouveaux groupes émergent dans cette mouvance musicale Il ne faut pas sous-estimer l'importance de certains rappeurs dans l'évolution de la société française au sujet de certains sujets sensibles, voire quasiment tabous avant les années 1990, comme le passé esclavagiste et/ou colonisateur de la France.

Notons d'ailleurs que certains groupes, du fait de cette prise de distance d'avec la France, revendiquent l'appellation "rap de fils d'immigrés", la préférant à celle de "rap français", vécue par eux comme une récupération de leur talent artistique par un pays dont ils n'ont de cesse de dénoncer l'hypocrisie. Sont notamment dans ce cas La Rumeur, Casey, Anfalsh... Kery James est considéré comme celui qui maîtrise le mieux ce type de rap

Le rap hardcore

Plus cru au niveau des textes qui évoquent le vécu des "jeunes de banlieue", ou le rejet des valeurs établies, le rap hardcore est assez peu présent dans les grandes maisons de disques et se développe plutôt sous la forme de "mixtapes" ou de "street-albums" enregistrées dans des studios indépendants.

Très critique et revendicatif, il rejette le système social et économique avec des propos parfois extrêmement violents. Particulièrement agressif vis-à-vis de la police et de certaines personnalités politiques, on trouve parmi ses rangs des rappeurs comme Tout simplement noir, Alibi Montana, Empathik, Explicit Samouraï, LIM, Poison, S.k-94, Ministère A.M.E.R., R4, Serval m.c, 2-Zer, Missan, Alpha 5.20, Latroce, Sefyu, Tandem, Ol' Kainry, Monsieur R, Mafia K'1 Fry, 113, Rohff, Escobar Macson, NTM Casey, Seth Gueko, La Conecta, 45 terroriste, 800 industriels, Karl'1, Denver, Zeler, 51sang, Salif, Alkpote

Le rap alternatif

A la fin des années 90, parallèlement à l'apparition de la radio Skyrock et la décadence des plus grands tels que Supreme NTM, plusieurs rappeurs font preuve d'originalité, avec de nouvelles sonorités, mélangeant les styles de musique, inventant de nouveaux concepts et de nouvelles façons de rapper.

Les précurseurs sont Lone et Busta Flex. Sly the Mic Buddah, OFX, Explicit Samouraï et Sir Samuel forment au même moment le collectif Saïan Supa Crew, dont certains refuseront de coller l'étiquette de rap, malgré les performances des MCs qu'ils resteront jusqu'à aujourd'hui, à cause de leur ouverture sur tous les styles de musique: Soul, Funk, Bossa, Zouk, Reggae, Ragga, Jazz, Rock. Les rappeurs de La Caution mélangent quant à eux leur flow particulier à de la musique à tendance plutôt électronique, tout en gardant un véritable esprit rap.

Ainsi on peut présenter le rap alternatif comme un rap ouvert sur le reste de la musique, touchant ainsi un large public d'une manière différente des groupes radiophoniques, préférant l'esprit underground de la scène musicale française.

Aujourd'hui, le rap alternatif est représenté aussi bien par des MCs aux textes obscurs: L'Atelier, travaillé comme MC Patarovic, la nouvelle tendance étant le retour à l'utilisation d'instruments pendant les concerts: Des groupes comme Sniper ont adopté ces façons de jouer en live.

Les groupes représentant ce mouvement sont Saïan Supa Crew, La Caution, Lone, Klub des Loosers, L'Atelier, Hocus Pocus, Svinkels, Ministère des Affaires Populaires, James Delleck, Triptik, Grems Aka Supermicro, La Brigade, Le Jouage, TTC, Charly Greane, Stan Smith ,ATK, Gravité Zéro, Rocé, Octobre Rouge, Cyanure, Puzzle, Freddy K, etc...


Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rap_fran%C3%A7ais
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#Posté le samedi 12 avril 2008 08:28

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